
L’EU AI Act va profondément encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les entreprises européennes, notamment dans les domaines liés à la sécurité, à la surveillance et à l’évaluation des travailleurs.
Certains systèmes d’IA seront considérés comme « à haut risque », en particulier lorsqu’ils impliquent :
Les organisations concernées devront respecter plusieurs obligations : documentation technique, transparence, gestion des risques, supervision humaine et, pour certains systèmes, marquage CE avant mise sur le marché.
Au-delà de la conformité réglementaire, l’enjeu est aussi organisationnel : mettre en place une gouvernance claire de l’IA, définir les responsabilités internes et assurer un suivi continu des usages.
Les technologies connectées utilisées en entreprise — capteurs IoT, wearables, badges intelligents ou outils de géolocalisation — collectent souvent des données sensibles liées aux travailleurs.
Cela peut inclure :
Le RGPD impose un cadre strict pour ces traitements, notamment lorsqu’ils présentent un risque élevé pour les droits et libertés des personnes concernées.
Les entreprises doivent notamment :
L’objectif est de concilier innovation technologique, prévention des risques et respect de la vie privée au travail.
En Belgique, la loi du 4 août 1996 relative au bien-être au travail constitue le socle réglementaire des politiques de prévention en entreprise.
Elle impose notamment :
Les nouvelles technologies — IA, capteurs connectés, outils prédictifs ou plateformes de monitoring — doivent s’intégrer dans ce cadre existant et renforcer la démarche de prévention plutôt que la contourner.
L’enjeu pour les entreprises est donc double :
La CCT n°68 encadre l’utilisation des dispositifs de surveillance électronique sur le lieu de travail en Belgique.
Elle définit précisément :
Avant toute mise en place d’un système de monitoring, d’analyse comportementale ou de surveillance numérique, l’employeur doit également consulter le CPPT et informer clairement les collaborateurs concernés.
L’objectif est de garantir un équilibre entre sécurité, performance opérationnelle et respect des libertés individuelles.
L’innovation en matière de sécurité au travail ne repose pas uniquement sur la technologie. Les méthodologies de collaboration et de participation jouent également un rôle central dans la réussite des projets de transformation.
Des approches comme :
Le dialogue social, le rôle du CPPT et la responsabilité de l’employeur restent des piliers essentiels pour déployer ces nouvelles pratiques dans un cadre durable et conforme.
L’enjeu consiste à articuler innovation managériale, acceptabilité terrain et obligations réglementaires.
Plusieurs normes et référentiels encadrent aujourd’hui l’utilisation des technologies liées à la santé, à la sécurité et aux systèmes intelligents en entreprise.
Parmi les principales références :
Ces standards permettent de structurer les démarches de conformité, de sécuriser les déploiements technologiques et de renforcer la confiance des parties prenantes.
Pour anticiper les évolutions réglementaires et sécuriser l’usage des nouvelles technologies en entreprise, plusieurs actions concrètes peuvent être engagées dès aujourd’hui.
